Quelques albums pré-rentrée – Stromae, Travis et John Mayer

Les cartables ne sont pas encore sortis que déjà, certains artistes commencent les hostilités, avec du bon… et du moins bon.

97107-sortie-du-nouvel-album-de-stromae-racine-carreeBon élève de cette rentrée, Stromae fait son grand retour dans les bacs avec Racine carrée. Dans la droite lignée le Cheese, les fans s’y retrouveront parfaitement. Les textes sont toujours aussi soignés et percutants, passant des thématiques du couple (« Formidable », « Tous les mêmes », « Papaoutai ») à une jeunesse bien vivante (« Ta fête », « Bâtard », « Sommeil »). Un peu moins convaincu par la chanson instrumentale « Merci », Paul le Bruxellois signe quelques perles comme « Ave Cesaria » (chanson hommage finement ciselé), « Carmen » et « Avf » (duo avec Monsieur Orelsan, qui a comme un arrière goût de « Putain Putain » d’Arno).

3travisLes cancres s’appellent Travis. On attendait leur retour avec impatience, pour finalement livrer un petit Travis, sans montagnes ni vallées, sans même une collinette et un ruisseau, du plat, du tout plat, rien que de tout plat dans Where you stand, comme sur leur pochette. On se souvient des débuts plutôt Rock’n’Roll du groupe qui savait savamment allier pop et rock, autant dire des mélodies entêtantes et des riffs de guitares doucement saturées. Ils nous offrent (c’est gentil mais non merci) onze chansons d’une tristesse inquiétante, loin des grandes heures de The Invisible band, et de Ode to J Smith. A jugez par soi-même.

Avant :

Avant :

Maintenant :

john-mayer-paradise-valley-album-artwork

Et lors de la rentrée des classes, on a toujours l’élève sortant de nul part, qu’on n’avait pas repéré avant et qui sort Ze bonne réponse à toutes les questions. C’est John Mayer qui endosse ce rôle avec Paradise Valley. Un album pure folk, simple, avec des guitares hyper soignées et des arrangements aux stéréophonies larges. Il nous emmène dans un univers aride et sauvage, rappelant les lands d’Ecosse où il fait bon être seul, loin et déconnecté de toute vie. « Wildfire », le single, est à l’image de cet album réussi, qui mérite le détour rien que pour « Who you love », un duo avec sa chère et tendre Katy Perry (qui sait aussi chanter loin de sa disco-techno). Le parcours de ce garçon, « chanteur à minettes » du début des années 2000, est assez étonnant. L’album mérite une tournée en petit comité, qu’il est impératif d’aller voir !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s