« Say my name, Say my name… » , dialogie commerciale et artistique du nom de scène 4/7

Ce qui est marque : approche comparative

En écho avec la méthodologie Cécile Vigour, il existe deux types d’approches comparatives : selon les différences ou selon les similitudes. Nous souhaitons démontrer en quoi la question du nom de scène, et plus généralement, celui de la marque est une notion qui dépasse largement la question de la médiatisation. Aussi nous avons choisi de travailler sur les similitudes et les liens qui peuvent s’opérer entre nos trois types de personnalités. Cependant, il nous paraissait important de partir d’un élément de différenciation pour pouvoir mieux appréhender la complexité de la situation.

Le regard juridique, pour un critère objectivable

En reprenant le travail de comparaison fait entre nos trois artistes – Céline Dion, M. Pokora et Misteur Valaire – il est aisé de dire ce qui est une marque de ce qui n’en est pas… du point de vue juridique. En effet, au regard de la loi, pour un artiste comme pour un produit, une marque est un ensemble de signes (nom, logo, typographie) déposé auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle afin de pouvoir être seul détenteur de sa paternité intellectuelle, ainsi que de ses éventuelles retombées économiques. Dans notre cas, Céline Dion est une marque, tout comme M. Pokora, tandis que Misteur Valaire ne figure pas dans la banque de données de l’INPI. On note que M. Pokora est la seule marque déposée en lien avec l’artiste, alors que Céline Dion dépose une marque pour chaque produit artistique – albums, livres – comme pour chaque produit dérivé – parfums, bijoux, cosmétiques, lunettes – affirmant la démarche assumée de commercialisation à l’international de la chanteuse. En cela, tout en étant artistes, M. Pokora est une marque[1], tout comme Céline Dion est une marque-ombrelle.

Pourtant, si l’on s’arrête au seul critère légal, on s’empêche d’accéder à une partie de la réalité qui dépend aujourd’hui des noms de scène ; une réalité qui trouve sa tension entre deux pôles, la plupart du temps mis en contradiction : l’art et sa commercialisation.


[1] Il est intéressant de voir que cette marque est détenue par M6 Interactive, donc un média, alors qu’historiquement, c’est le cas de Céline Dion, cette dernière appartient à une société de production.

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