Les nouveaux médias et le développement cognitif de l’enfant – vidéo

Cette conférence présentée par le Docteur Bruno Harle a attiré notre attention quant aux rapports que pouvaient entretenir les enfants et les nouveaux médias.

La conférence est visible sur Canal U.

Parmi toutes les pistes de réflexions, quelques unes sont très intéressantes et ont peu coutume de se faire l’écho. Il s’agit ici de parler d’une population bien spécifique qu’est celle des enfants.

Tout d’abord, Bruno Harle évoque des travaux sur l’activité et la performance des usagers. En effet, dans cette enquête, a été mis au jour le fait qu’une interface (ici un jeu vidéo d’échec) trop aidante ou trop assistante a tendance à détériorer les performances de ses utilisateurs. En somme, une ergonomie un peu complexe permet de garder son usager en éveil, et même de multiplier les facteurs d’appropriation et de détournement de cet outil. Plus l’ergonomie est développée, moins l’implication cognitive est forte.

Autre démenti. A l’époque de la généralisation du poste de télé dans les foyers, on y voyait déjà un outil de pédagogie formidable. La renaissance de l’apprentissage par la télévision. Raté ! Si les effets de captation d’attention sont bien mis en évidence par certains travaux, il en résulte aussi que la passivité (là encore à nuancer) des téléspectateurs ne leur permettent pas d’apprendre, en tant que tel. Oui mais ! Internet est arrivée ! Fini la passivité ! Oui mais… non. En soit, l’hypermédia qu’est internet est en effet plus performant que le secteur audiovisuel dans sa capacité à rendre actif son usager. Sauf que… la surexposition de la masse d’information de ce média et la complexité des procédés hypertextes provoquent une forte inhibition des performance des internautes, ce qui ne leur permet pas d’apprendre sur Internet.

Dernière étude intéressante car adaptable à de nombreuses situations : des enfants qui font leur devoir avec leur parents présentent de meilleurs résultats que les enfants qui font leurs devoirs seuls. Jusqu’ici, on aurait eu tendance à s’en douter. Mais surprise : le niveau d’étude des parents ne favorise en rien les résultats des devoirs des enfants. Quelque soit le niveau d’étude des parents, le fait d’être présent lors des devoirs augmentent la performance des enfants.

De même, on pourrait penser que laisser seul un enfant devant ou se servir de nos médias actuels n’est pas favoriser sa compréhension du monde. Il suffit de l’accompagner pour cela.

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