J’ai lu pour vous le rapport Lockwood

Dans une récente interview donnée à la semaine du son, Maxime Le Forestier affirmait que ces propres enfants avaient appris plusieurs fois La Petite fugue, entre le collège et le lycée. Comment faire pour optimiser les enseignements musicaux et leur transmission ?

C’est ce que propose de faire le Rapport Lockwood au travers de la problématique : quelles méthodes d’apprentissage et de transmission de la musique aujourd’hui ?

On note la présence d’artistes qui ont investi cette enquête, parmi lesquels Michel Jonasz, Manu Katché ou encore la chanteuse lyrique Valérie Petibon.

Depuis peu comme tout bon parent d’enfant de 3ème, la question de l’enseignement de l’art (qui est une nouvelle épreuve du brevet des collèges) est re-devenu une priorité gouvernementale.

La rapport rappelle très « humanistement » que l’enseignement de la musique est un « outil d’intégration sociale« , et qu’ils doit être « mis à la portée du plus grand nombre pour lutter contre les inégalités ».

On retiendra principalement de ce rapport la proposition d’école des arts en remplacement des conservatoires jusqu’ici existants. L’idée n’est pas très originale (de telles écoles existaient aux temps antiques), mais il faut admettre que remettre au goût du jour l’interdisciplinarité artistique à quelque chose de futuriste (!). Chaque Ecole Des Arts seraient alors spécialisée en Musique (EDAM), en Théâtre (EDAT), en Cirque (EDAC), etc.

A tous les amateurs d’art qui ne supportent pas l’hybridation qui sclérose toute œuvre contemporaine, vous n’allez pas être déçus !

Il est préconisé de voir se généraliser l’enseignement des musiques populaires (impopulaires dans les conservatoires de France jusqu’à il n’y a pas si longtemps) dont la « pulsation rythmique » et la « tradition orale » sont les éléments clés.

Dans les conservatoires, l’accent est mis, une fois de plus, sur la pluridisciplinarité au sein même de la musique, c’est-à-dire que tout enseignement d’un type de musique soit complété par un tronc commun de plusieurs autres. Car finalement, classique, jazz, électro, rock, pop, chorale sont tous liés par leur histoire.

Aux collèges et lycées, l’enseignement musical a encore beaucoup de progrès à faire, et il n’est peut-être pas là où l’on devrait l’attendre. Il n’existe aucun cours sur « la prévention des risques d’écoute », sur « pourquoi le format mp3 tue la musique pensée en wav ? », ou encore, mais on en est très loin, sur la « spatialisation du son pour une meilleure coordination du corps » (en collaboration avec des psychomotriciens…). Pour ça, on pourrait faire des cours interdisciplinaires entre EPS et Musique ?! Pardon, je m’emballe.

Si ce n’est pas en cours de musique dans les établissements scolaires, quand est-ce que ces savoirs pourront se transmettre ?

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